
Les questions qu'on se pose avant d'installer
Les cinq questions qui reviennent le plus, avec des réponses chiffrées et les pièges concrets. Si une réponse vous paraît fausse ou datée, dites-le-nous : nous corrigeons.
Ces réponses : cadre français. Les normes, les formulaires, les aides et les organismes cités ici s'appliquent à une installation en France.
Tout ce que vous devez savoir avant de signer
Des réponses claires, sans jargon commercial et sans complaisance pour les vendeurs peu scrupuleux.
Vais-je réellement faire des économies dès la première année ?
Cela dépend entièrement du dimensionnement et de vos habitudes de consommation, donc nous ne promettons aucun montant. Ce qui est vérifiable : l'électricité que vous consommez au moment où elle est produite n'est plus achetée au réseau, et le surplus injecté est racheté 1,1 c€/kWh, tarif unique fixé pour vingt ans et indexé 2 % par an. Pour une installation de moins de 9 kWc, notre référence de coût est de 1 900 €/kWc TTC posé. La durée de retour se calcule sur votre facture réelle, pas sur une moyenne : c'est ce que fait notre simulateur.
Comment reconnaître et éviter les arnaques solaires courantes ?
Trois règles impératives : 1° Ne signez JAMAIS le jour même d'une prospection : le démarchage à domicile est encadré, pas interdit, et le délai de rétractation de quatorze jours court à partir de la signature, ou de la réception du matériel s'il s'agit d'une vente de biens. 2° Vérifiez que l'installateur est certifié RGE QualiPV à son propre nom, condition indispensable pour le taux de TVA à 5,5 %. 3° Comparez le prix au kWc posé : notre référence pour un particulier en France jusqu'à 9 kWc est de 1 900 €/kWc TTC posé, et tout écart important doit vous être justifié ligne par ligne.
Mon toit et mon exposition sont-ils véritablement adaptés ?
L'orientation la plus favorable est celle qui regarde l'équateur — plein Sud dans l'hémisphère nord, plein Nord au sud de l'équateur — sur une toiture inclinée et sans ombrage porté aux heures les plus ensoleillées. Toutefois, les toitures Est-Ouest restent exploitables : elles produisent moins au total, mais lissent la production entre le matin et le soir. Un toit plat est également compatible avec des bacs de lestage inclinés. Comptez en moyenne 5,2 m² de surface disponible par kWc, l'hypothèse retenue par notre simulateur.
Faut-il installer une batterie de stockage en 2026 ?
Pour la majorité des foyers, la batterie physique reste longue à amortir : notre référence est de 4 500 € de surcoût pour passer de 40 % à 70 % d'autoconsommation, ce qui repousse d'autant le retour sur investissement. Elle devient en revanche très pertinente si vous possédez déjà un véhicule électrique, une pompe à chaleur ou si vous vivez dans une zone rurale sujette aux coupures de réseau.
Quelles sont les aides d'État réelles et en vigueur en 2026 ?
L'arrêté du 1er juin 2026 a supprimé la prime à l'autoconsommation : elle n'existe plus depuis le 5 juin 2026, et un devis qui la déduit encore est faux. Il reste deux mécanismes : le taux de TVA réduit à 5,5 % pour les installations jusqu'à 9 kWc, désormais soumis à cinq conditions cumulatives et dont la batterie est exclue — elle reste à 20 % —, et le contrat d'obligation d'achat du surplus, à 1,1 c€/kWh, fixé pour vingt ans. Attention : contrairement aux allégations de certains démarcheurs, MaPrimeRénov' ne finance pas les panneaux photovoltaïques classiques.